Gouvernance / Etude Gouvernance & Structures en partenariat avec AFECA
La parité des femmes dans les Conseils d’administration : un premier pas positif… mais encore du chemin face à de forts enjeux de gouvernance

180 postes à pourvoir d’ici fin 2014 et 648 d’ici à 2017…Voilà l’enjeu mis en exergue par l’AFECA, d’après l’étude 2014 du cabinet Gouvernance & Structures dont l’Association est partenaire, quant aux mandats d’administrateurs restant à pourvoir par des femmes, pour que les 440 sociétés cotées analysées atteignent les seuils fixés par la loi Copé-Zimmermann (20% en 2014, 40% en 2017).

Au-delà de ces objectifs quantitatifs, l’association identifie cinq enjeux majeurs de gouvernance liés à la parité des femmes dans les Conseils d’administration, et souligne pourquoi sont particulièrement concernées les mid & small caps, sources majeures de créations d’emplois en France et représentant 73% des sociétés étudiées.

« Un taux de 23,4% de femmes dans les Conseils d’administration des sociétés cotées en France après les Assemblées Générales 2013… Cette moyenne encourageante cache, en réalité, de nombreuses disparités. A court terme, parmi les 159 sociétés n’ayant pas encore atteint le 1er seuil des quotas fixés à 20%, le challenge concerne pour 81% les mid et small caps (vs 15% pour les big caps et 4% pour le CAC40). A plus long terme, l’objectif du deuxième seuil de 40% d’ici 2017 repose à 63% sur ces mêmes mid et small caps, pour 25% dans les big caps et 12% pour le CAC40. Sans compter les sociétés non cotées également incluses dans le périmètre de la loi (quand elles ont plus de 500 personnes et plus de 50 millions de chiffre d’affaires ou de total de bilan) !

Renforcer l’efficience du « marché » des mandats
Dès lors, un premier enjeu fort : l’efficience du « marché » des mandats d’administrateurs pour rapprocher l’offre de mandats des mid et small caps des profils féminins disponibles et répondant aux besoins spécifiques des conseils de ces entreprises. Sur ce marché, les réseaux d’administratrices ont le devoir de se mobiliser pour rendre visible leur réservoir de compétences et argumenter clairement leur valeur ajoutée au sein du Conseil.

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