Le 29 mars 2013

Chères Consœurs,

Les récentes élections de l’Institution ont conduit, comme vous le savez, Joseph ZORGNIOTTI, à la présidence du Conseil Supérieur. Nous tenons en notre nom personnel et en celui de toutes nos adhérentes à lui adresser nos félicitations et lui présenter nos vœux de réussite dans les projets qu'il aura à mener au cours de son mandat.
Joseph ZORGNIOTTI, nous a déjà assuré de son soutien fidèle et loyal, nous rappelant qu’il avait été à l’origine de la création de cette association.

L’année 2013, sera aussi l’occasion pour nous de procéder au renouvellement des membres de notre conseil d’administration et de lancer la totalité de nos projets qui devraient répondre à vos attentes.
Dans un prochain courrier, nous vous présenterons une maquette de ce que sera notre annuaire 2013 où chacune pourra se présenter et afficher ses domaines de compétences spécifiques, et ce, dans un souci de développer notre réseau au féminin

Corinne de Séverac
Co-présidente
Marie-Ange Andrieux
Co-présidente

Mandat d’administrateur

Accepter un poste d’administrateur, c’est prendre l’engagement d’oeuvrer au service de l’entreprise, sans compter son temps. La motivation ou l’intime conviction ne suffiront pas, en l’occurrence, pour se déterminer. Il faut procéder à un travail d’analyse approfondi, sur soi-même et sur l’entreprise.

Ce travail d’introspection doit permettre d’évaluer si on est prêt à assumer un tel poste, à en supporter les contraintes et à en endosser les responsabilités. Puis, il faut évaluer la latitude dont on disposera pour exercer ses fonctions d’administrateur de manière indépendante. Plus les activités de l’entreprise sont complexes, plus son système de gouvernance est perfectible, plus la mobilisation devra être grande et la tâche importante. C’est seulement après avoir intégré l’ensemble de ces paramètres que l’on peut accepter ou refuser un mandat en pleine conscience.

Le fait d’être sollicité pour devenir administrateur d’une société anonyme est un signe de reconnaissance indéniable des compétences et de l’autorité acquises dans l’exercice de ses fonctions professionnelles.
C’est aussi ici que surgit la première difficulté : cette reconnaissance pourrait amener à brûler les étapes. Avant d’accepter un mandat, il convient d’en mesurer avec soin les risques et les opportunités qu’il représente.
Si le rôle d’administrateur bénéficie toujours d’un grand prestige, la charge est chaque jour plus exigeante. Elle fait l’objet d’une attention renforcée des parties prenantes (investisseurs, créanciers, salariés, administrations publiques, autorités de marché…) qui, en cas de difficultés, n’hésitent plus à mettre en cause le conseil et ses membres.
La montée en puissance des stratégies activistes de certains fonds d’investissement est un risque que l’administrateur ne peut plus écarter. La réalité de ce risque doit inciter chacun à examiner en profondeur la proposition qui lui est faite.
Il est essentiel qu’un administrateur dispose non seulement de la capacité mais aussi de la volonté de s’impliquer pleinement dans son mandat. De leur côté, la société elle-même et le conseil doivent lui donner les moyens de l’assumer.

La capacité : il convient d’identifier les raisons pour lesquelles on a été pressenti pour ce mandat : de quelles compétences ou expériences les autres membres du conseil auront-ils besoin ? Sera-t-on en mesure de répondre à leurs attentes ?

En effet, quelle que soit la taille de la société, la charge d’administrateur suppose des qualités – présentes ou à développer – sans lesquelles il n’est pas envisageable
de défendre efficacement l’intérêt de la société et de ses actionnaires.
L’implication : se mettre à niveau sur des sujets complexes afin de contribuer pleinement aux séances du conseil et des comités requiert de l’administrateur un degré d’implication et une disponibilité qu’il ne lui faut pas sous-estimer.

En outre, il ne doit pas écarter l’éventualité de situations exceptionnelles (comme le départ brutal du dirigeant, la survenance d’un scandale important affectant
la réputation ou l’indépendance de la société ou encore une crise financière grave) dans lesquelles il sera obligé de consacrer encore plus de temps à son mandat au détriment de ses autres obligations, y compris professionnelles.

Les moyens : quels que soient les efforts, l’efficacité et la qualité du travail réalisé dépendront largement du système de gouvernance de la société et de la volonté
de son président d’avoir un conseil actif et efficace.
Extrait du Vademecum de l’administrateur – IFA
Octobre 2008